Un nouvel atelier Creseb "Sciences et décision publique" lors de la 15ème édition


du CGLE



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Le  CSEB et le Creseb se sont regroupés dans le cadre du séminaire « Sciences et décision publique ».

Les documents relatifs à l'atelier du CSEB seront mis en ligne prochainement.

La thématique de l'atelier du Creseb était la suivante :


« Exemple de la coopération entre acteurs scientifiques et de terrain :

Comment aborder le Débit Minimum Biologique

dans la gestion quantitative de la ressource en eau »


Dans le cadre des réflexions au sein des Commissions Locales de l'Eau sur la gestion quantitative de la ressource en eau, des questions sur les Débits Minimums Biologiques ont émergé : Enjeux ? Méthodes ? Interprétation des résultats ?
Pour y répondre des scientifiques ont étudié différents domaines thématiques : hydrologie, morphologie, habitats piscicoles, et ont travaillé à leur articulation. Le groupe technique constitué a basé ses travaux sur le cas du bassin Ellé/Isole/Laïta.
Ces travaux conduits en collaboration avec les acteurs territoriaux, visent à aboutir à la co-construction d’une méthode détaillant les phases et le contenu d’une démarche pour une gestion quantitative équilibrée de la ressource en eau intégrant les habitats piscicoles.
Cet atelier est l’occasion de présenter les résultats et d’échanger sur les modalités de coopération et de co-construction entre scientifiques et acteurs de la gestion intégrée de l'eau mis en œuvre dans le cadre de cette expérience.




Lors de la première partie de l'atelier, les contributions des différents acteurs scientifiques et des territoires impliqués alimentant la démarche globale pour aborder la gestion quantitative de la ressource ont été présentées.


L'exposé proposé lors de cet atelier est disponible ICI



Pour la seconde partie de l'atelier, il était proposé de revenir sur les modalités de coopération et de co-construction mises en oeuvre dans la cadre de ce projet. Plusieurs interrogations ont été mises en débat :


Si l'intérêt de la co-construction et de l'échange entre les acteurs des territoires et les acteurs scientifiques est démontré dans le cadre d'un tel exercice, quel est l'intérêt de chacun à s'impliquer dans ces travaux ?


Hormis l'intérêt pour la thématique, certains chercheurs sont intéressés par l'opérationnalité offerte par une implication dans ce type de projet collaboratif. Cela peut permettre de réutiliser ou tester certains outils de la recherche sur le terrain. Par ailleurs, ce type de projet a une vertu pédagogique car il a permis d'impliquer des étudiants de différentes disciplines. Enfin les questionnements initiaux du territoire peuvent venir nourrir des questions de recherche d’intérêt pour les chercheurs.


Une des réelle plus-value de ce type de projet réside également dans l'implication de scientifiques de différentes disciplines et dans l'articulation des différentes thématiques permettant notamment d'imaginer de futures collaborations de recherche.


La question des données joue également un rôle central dans les coopérations pouvant être développées entre acteurs scientifiques et acteurs des territoires.


Sur le territoire, différents acteurs ont été impliqués dans le projet parmi lesquels le Président de la CLE et l'animateur de SAGE. Les questions qui se posent alors sont : comment impliquer l'ensemble des acteurs de la CLE ? Comment transférer l'ensemble de ces éléments pour une appropriation par les membres de la CLE voir l'ensemble des acteurs concernés du territoire ?


Si le facteur « temps » constitue une limite dans les collaborations, il est nécessaire pour établir une relation de confiance entre les différents acteurs. Les différents échanges tout au long du projet avec les acteurs du territoire, sur le terrain et entre les chercheurs se sont révélés très riches et ont permis une restitution des résultats au fil de l'eau.


La démarche qui est proposée offre une large place aux acteurs du territoire : il ne s’agit pas de fournir une valeur « miracle » de débit mais à partir de scénarios négociés d’en évaluer les impacts et de proposer des mesures. Le scientifique n’amène pas de solutions toutes faites. L’alimentation mutuelle pour construire des scénarios de gestion pertinents est extrêmement important.


Les échanges ont également permis d'aborder la question de l'incertitude, la démarche proposée montrant la manière avec laquelle il est possible d'avancer en dépits de l'incertitude sur certaines connaissances, l'importance étant de communiquer et de partager cette incertitude avec les acteurs du territoire.


Pour les autres territoires, comment se ressaisir des résultats de ce travail qui seront valorisés dans un guide méthodologique diffusé au printemps 2014 ? Certains des volets de cette démarche déclinés dans le guide n’ont pas été déroulés sur le territoire de l'Ellé Isole Laïta. Ainsi cette démarche est amenée à être complétée et/ ajustée par des retours d’expériences sur des territoires volontaires.



La lettre d'information du Creseb d'avril 2014 illustrera les restitutions ainsi que les débats de cet après-midi atelier.